| odessa | | Membre | | 151 messages postés |
| Posté le 27-12-2005 à 20:31:10
| Bechloul (Bouira) Les travailleurs de Cosider en grève depuis plus dun mois Le bras de fer entre les responsables de Cosider et les travailleurs de lunité de canalisation pôle TC 2, sise à Bechloul, perdure. En grève depuis plus dun mois, ces derniers ne décolèrent pas et insistent sur la présence du DG de Cosider en personne sur les lieux afin quils puissent lui faire part de leurs doléances et de linjustice dont ils se disent victimes. Lors de notre déplacement sur les lieux, à proximité du barrage Tilesdit, nous avons trouvé les travailleurs grévistes, rassemblés à lintérieur de la base. Le directeur de lunité que nous avons sollicité pour une rencontre était, nous dit-on, occupé avec un officier de la gendarmerie. On profitera alors de loccasion pour écouter la version des grévistes, au nombre de 165 sur les 301 que compte lentreprise. Les contestataires cachaient mal leur déception, surtout après la dernière décision de justice qui a jugé la grève illégale et prononcé le licenciement de six de leurs représentants, désignés comme étant les meneurs de cette fronde. Laffaire a été jugée en appel le 19 décembre et le verdict est allé en faveur de la direction de Cosider après un premier verdict qui leur était favorable. Suite à cela, ils ne comprennent pas ce volte face de la justice. Avant notre arrivée, lhuissier en remettant la décision de justice qui a été aussitôt placardée à lentrée de lentreprise avait proposé aux travailleurs en grève de désigner des représentants pour déventuels pourparlers. Proposition rejetée par les travailleurs, par crainte de représailles comme cela a été le cas pour les six premiers représentants. Il est midi, les grévistes se sont subitement dirigés vers une fourgonnette chargée de pain. Il nauront droit quà cette maigre pitance, contrairement à leur camarades venus des autres wilayas du pays qui ont le droit de prendre un repas chaud au restaurant de lunité. «Vous voyez, sécrie un travailleur, on fait le même boulot et on na pas les mêmes avantages
, cest injuste et indigne
». Le directeur, qui a préféré aller déjeuner a évité de faire une déclaration. Il est accusé de semer la confusion entre les travailleurs pour les désunir, en les traitant différemment, obligeant par exemple, les travailleurs locaux à travailler dans lactivité «béton» durant 24 heures, quelquefois plus, sous peine de licenciement en cas de refus, nous dira ce jeune gréviste. Celui-ci citera, ainsi que ses camarades, plusieurs exemples, à limage de cet agent qui a été licencié parce quil a refusé de travailler en plus de ses heures ordinaires. Les grévistes réfutent en bloc les accusations de la direction accusant les grévistes de lusage de la force pour empêcher leurs autres collègues de travailler
Ils sindignent, par conséquent, contre les propos déplacés et insultants proférés par des responsables de lunité à lencontre de certains travailleurs. Ainsi, sur les 301 travailleurs que compte lunité, 171 sont en grève dont six ont été licenciés. Leurs camarades exigent leur réintégration ainsi que la satisfaction de lensemble de leurs doléances. Au cas où ce statu quo persiste, ils projettent dorganiser une marche de protestation au chef-lieu de la daïra de Bechloul. La population locale, quant à elle, commence à sorganiser pour les soutenir. La Nouvelle République 27/12/2005 |
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