| odessa | | Membre | | 151 messages postés |
| Posté le 27-12-2005 à 14:45:20
| Les syndicats de léducation optent pour la grève générale Le dernier recours Pour la première fois dans lhistoire de lAlgérie, des syndicats de léducation ayant des objectifs communs sont parvenus à unir leurs forces dans une Coordination intersyndicale des travailleurs de léducation. Il sagit du CLA, du CNAPEST, du SATEF, du SETE de Béjaïa affilié à la FNTE, du SNTE et de lUNPEF. En évitant léparpillement des forces et en unifiant leurs revendications, les représentants des six syndicats estiment quils ont redonné, à travers leur action, espoir à des milliers de fonctionnaires de léducation (enseignants, corps communs, administratifs et cadres) soumis à la relégation, la précarité et à linexistence sociale. Les revendications de la coordination se résument à quatre points essentiels, à savoir laugmentation des salaires de toutes les catégories des travailleurs de léducation, la promulgation du statut particulier des travailleurs de léducation dans le cadre du statut de la Fonction publique, la retraite à 100% et la garantie du libre exercice de lactivité syndicale et le droit de grève. La coordination a confirmé, avant dannoncer ouvertement le déclenchement dune grève générale les 15 et 16 janvier prochain, sa disponibilité totale au dialogue. Les syndicats étaient prêts à renoncer au débrayage si le ministre de tutelle accepte de sasseoir autour dune table pour débattre profondément des problèmes des enseignants et des travailleurs du secteur. Malheureusement, Boubekeur Benbouzid a exclu toute possibilité douvrir des négociations avec les six syndicats arguant que son département ne peut pas dialoguer avec des organisations non reconnues par la loi. Le ministre a également avoué son incapacité de prendre en charge les revendications exposées par les enseignants dune manière générale. « La question des salaires est une problématique nationale qui sera traitée par le gouvernement au moment opportun, le statut de lenseignant entre dans le cadre de la réforme du statut de la Fonction publique, le dossier de la retraite est aussi national et ne relève pas de mes prérogatives. » Ce sont, entre autres, les réponses données par le ministre qui a, par là même, menacé dappliquer la loi dans toute sa rigueur dans le cas où des enseignants abandonneraient leur poste de travail. M. Benbouzid a également rédigé une circulaire interdisant aux chefs détablissement lexercice du droit syndical. Les syndicats, de leur côté, sont persuadés : « Le refus ferme de toute négociation avec la coordination, les menaces, les poursuites judiciaires et les circulaires scélérates préparent lescalade, seule possibilité pour le ministère de lEducation déluder les revendications posées par les travailleurs du secteur. Ceux qui refusent le dialogue ont tout simplement peur de la démocratie. » Ils ont décidé, cette fois, de rendre visible leur colère et sortir de la relégation sociale pour être reconnus et respectés en qualité de professionnels de lenseignement. Laction des syndicats est motivée par le souci duvrer à la revalorisation de leur métier, à lamélioration de leur pouvoir dachat fortement détérioré et par là même stopper la précarité rampante qui touche tous les corps de léducation et influe négativement sur le rendement scolaire et sur la qualité de lacte pédagogique. EL WATAN - 27/12/2005 |
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